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Que dire d'Expo 67 sinon qu'elle est
le plus beau souvenir de mon enfance. En fait, elle est pour moi le plus
beau souvenir qu'un enfant puisse avoir. Je suis bien contente d'être
née à la bonne époque et d'avoir vu l'Expo avec mes yeux d'enfant de 5
ans. Comme la compagnie pour qui mon père travaillait était en grève cet
été-là, nous allions à l'Expo au moins une fois par semaine. Ce qui a
fait que les souvenirs d’Expo se sont bien ancrés en moi. Expo 67 a
façonné ma personnalité et a fait de moi une amoureuse du futur, du
moins celui que l'on nous prédisait à cette époque. Elle est responsable
de ma passion pour le design moderne des 60s et 70s. C’est à l’Expo où
j’ai fait connaissance avec l’art abstrait et mon pavillon préféré est
sans hésitation le pavillon de la France où j’aurais voulu passer tout
mon temps. C’est là que j’ai vu mes premiers meubles en plastique moulé
aux formes intrigantes et si nouvelles. Également, l’installation (dont
j’ai oublié le nom exacte) qui consistait en une musique électronique
synchronisée à un jeu de lumières (flash) dans des tubes fixés sur des
câbles qui partaient du plafond était tout à fait magique et je me
souviens supplier mes parents pour rester un peu plus longtemps afin de
pouvoir contempler cet étrange ballet visuel et sonore tout à fait
hypnotique. Expo 67 avec son optimisme nous laissait croire à un futur
meilleur (c'est du moins la perception que j'en avais). L’Expo, c’était
un chronogyre qui nous a permis de vivre un futur qui n’aura jamais
existé. Lorsque je pense à l’Expo je ne peux m’empêcher d’être triste
lorsque je vois qu’il reste si peu de vestiges physiques. Parfois, les
générations post-Expo doivent croire que nous avons tous halluciné
collectivement. Je trouve que le 40e anniversaire nous laisse un peu sur
notre faim. Dommage..... Il nous reste à espérer pour un 50e plus
exctitant. |
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